Un autre regard sur la gestion privée

NOTE MACRO-ECONOMIQUE 2019

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NOTE MACRO-ECONOMIQUE 2019

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2018 restera dans les mémoires comme une année complexe.

Dans un contexte d’anticipation du ralentissement de la croissance mondiale, sur fond de tensions commerciales, d’isolationnisme (américain), et de restriction monétaire de la part de l’ensemble des banques centrales, la majorité des principales classes d’actifs finissent l’année en territoire négatif. 

2018 a été une année marquée par une succession de risques anxiogènes :

  • Craintes de retour de l’inflation aux Etats-Unis ;
  • Attaques commerciales franches de Donald Trump à destination de la Chine, dans un premier temps, puis de l’Europe, avant de se refocaliser sur la Chine ;
  • Provocations de Donald Trump à l’égard de la Corée du Nord ;
  • Échec de la coalition gouvernementale italienne ;
  • Destitution de Mariano Rajoy en Espagne.

Certains se faisant rapidement oublier, d’autres devenant la raison principale du retour de la volatilité sur les marchés (la guerre commerciale), l’ensemble ayant pour conséquence une décorrélation très nette entre les zones géographiques. 

Le Brexit et la situation en Italie, ainsi qu’une vulnérabilité des marchés émergents sur lesquels désormais pèse la menace protectionniste, ont provoqué de nombreuses incertitudes.

L’assèchement des liquidités qui alimentaient le dopage des indices actions depuis 10 ans implique désormais de prendre en compte un risque accru qui s’est traduit par une hausse franche de la volatilité (+130%) cette année.

 Tout cela a contribué à l’accélération de la baisse pendant les toutes dernières semaines de l’année. Le principal paradoxe de 2018 avec la baisse violente des marchés actions, réside dans le fait que celle-ci intervient dans un contexte de progression des profits des entreprises.

Même si un tel paradoxe a déjà été observé dans l’histoire boursière, un décalage d’une telle ampleur est plutôt propre à des périodes de crises majeures. Cela semble donc bien être une année d’excès de négativisme qui se termine.

En dehors des expositions des portefeuilles aux actifs les plus risqués, en cohérence avec leurs profils de risques respectifs, la très nette sous-performance des actifs défensifs aura également été une des difficultés majeures de l’année 2018.

L’année 2018 aura donc été particulièrement compliquée pour toutes les gestions. Les performances de ces gestions la classant parmi les pires de ces 10 dernières années. Néanmoins, les excès qui sont apparus laissent entrevoir, si l’espoir du retour au calme sur le front politique voulait bien se matérialiser, des opportunités de rebond pour 2019.

Dès lors quelles projections pouvons-nous faire pour 2019 ?

Marchés actions :

Les marchés vont nécessairement rester particulièrement influencés par trois sujets :

  1. L’évolution du cycle économique, notamment aux États-Unis,
  2. La situation en Chine ainsi que le contexte politique mondial englobant les négociations sino-américaines,
  3. La résolution du “Brexit” ainsi que la situation italienne.

La chine va continuer à ralentir.

La correction d’octobre a ramené les valorisations des actions à des niveaux que l’on n’avait plus observés depuis 2015-2016. La détérioration de la dynamique bénéficiaire nous incite toutefois à une certaine prudence, d’où le maintien des protections au sein des portefeuilles.

Marchés obligataires et devises :

En 2019, l’environnement extérieur pourrait demeurer difficile pour les monnaies émergentes, bien que dans une moindre mesure qu’en 2018. D’un côté, le ralentissement probable de la croissance économique mondiale et la menace de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine pourraient peser sur l’appétit pour le risque.

Matières premières et métaux précieux:

Malgré la récente baisse des cours, un nouvel envol des prix du pétrole cet hiver n’est pas à exclure. Sachant toutefois que l’offre de pétrole devrait augmenter à terme, les cours pourraient retrouver leur niveau d’équilibre à long terme de USD 72 le baril de Brent d’ici fin 2019. La récente baisse du marché actions a ravivé l’intérêt des investisseurs pour l’or. Si la vigueur du dollar et la hausse des taux réels américains continuent de peser sur le métal jaune en dollars, la volatilité persistante sur les marchés financiers pourrait avoir un impact positif, notamment si la vigueur du billet vert s’atténue.

Private Equity ou Actions non cotées :

Afin d’éviter la volatilité des marchés financiers, nous pensons que la classe d’actifs du non coté à toute sa place en 2019 en termes de diversification.

Cette classe d’actif étant peu ou pas corrélée aux marchés financiers.

En effet, bien connues des investisseurs institutionnels, les stratégies de création de valeur consistent à viser principalement la recherche de potentielles plus-values, en réalisant des opérations de valorisation sur des actifs de taille significative, peu accessibles aux particuliers.

Volatilité :

La volatilité va rester élevée, mais le risque de correction prononcée est écarté. Dans l’actuel régime de volatilité, nous avons identifié des maisons de gestions spécialisées sur ce sujet-là et qui sont à même de saisir des opportunités permettant de vendre de la volatilité à court terme et de la monétiser afin d’augmenter le ren­dement grâce à une solution ajustée du risque.

Toutefois, le marché offre également des opportunités d’achat de volatilité à plus longue échéance, justifiant un arbitrage en faveur, par exemple, de produits de placement à capital protégé. En s’appuyant sur une analyse méticuleuse et une expertise appropriée, il est possible d’identifier des opportunités qui répondent aux objectifs du portefeuille sur toute la durée du cycle économique.

Conclusion :

Les marchés fluctuent continuellement.

Prudence, diversification et flexibilité restent donc de mise.

Par conséquent nous avons constitué des protections au sein de nos allocations d’actifs, pour tirer profit d’opportunités tout en étoffant nos investissements dans les actifs alternatifs, immobiliers, Private Equity, produits structurés et sommes attentifs à l’évolution constante des marchés ainsi que de la géopolitique.

Quant au sen­timent des marchés, il est également bien moins allègre que début 2018. Enfin, ayant fait l’objet de ventes massives précédemment, les marchés émergents reprennent du terrain sur les marchés développés. Etant donné que l’an­née dernière a été particulièrement délétère pour les marchés émergents dans leur ensemble, 2019 pourrait leur être bien plus favorable en raison des effets de base.

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